eidos

gr. eídos = aparência, natureza constitutiva, forma, tipo, espécie, ideia. (gr. , idea) Apesar da frequência e sobretudo da importância da noção em sua obra, Platão não define jamais explicitamente a "forma inteligível".

Bouillet: Traité 9 (VI, 9) - DU BIEN ET DE L'UN

(I-II) C'est par leur unité que les êtres sont ce que comporte leur essence. Ils participent plus ou moins de l'unité selon qu'ils participent plus ou moins de l'être. Ainsi l'âme possède un plus haut degré d'unité que le corps; cependant elle n'est pas l'Un absolu, parce que l'unité de son être renferme une pluralité d'éléments. L'Être universel et l'Intelligence ne sont pas non plus l'Un absolu pour la même raison.

Bouillet: Traité 39 (VI, 8) - DE LA LIBERTÉ ET DE LA VOLONTÉ DE L'UN

(I) Pour déterminer ce que sont en Dieu la liberté et la toute-puissance, il faut commencer par examiner en quoi consistent notre liberté et notre volonté.

On appelle volontaire ce que nous faisons sans contrainte, avec conscience de le faire; dépendant de nous, ce que nous sommes maîtres de faire ou de ne pas faire. Ces deux choses se trouvent le plus souvent réunies, quoiqu'elles diffèrent entre elles. Il est des cas où l'une des deux manque.

Bouillet: Traité 37 (II, 7) - DE LA MIXTION OÙ IL Y A PÉNÉTRATION TOTALE

Ce livre se rattache au précédent parce qu’il y est traité des qualités qui constituent l’essence corporelle.

(§ I) La mixtion, qu’il ne faut pas confondre avec la juxtaposition, a pour caractère de former un tout homogène. Il y a à ce sujet deux opinions : selon les Péripatéticiens, dans la mixtion de deux corps, les qualités seules se mêlent et les étendues matérielles ne sont que juxtaposées ; selon les Stoïciens, deux corps qui constituent un mixte se pénètrent totalement.

Bouillet: Traité 17 (II, 6) - DE L’ESSENCE ET DE LA QUALITÉ

Ce livre se rattache au précédent parce que l’essence est un acte.

(§ I) Dans le monde intelligible, les qualités sont des différences essentielles dans l’être ou dans l’essence. Dans le monde sensible, il y a deux espèces de qualités : la qualité essentielle, qui est une propriété de l’essence, et la simple qualité, qui fait que l’essence est de telle façon et qui lui donne une certaine disposition extérieure. Ce qui constitue une quiddité dans le monde intelligible devient une qualité dans le monde sensible.

Bouillet: Traité 12 (II, 4) - DE LA MATIÈRE

(§ I) Les philosophes s’accordent à définir la matière la substance, le sujet, le réceptacle des formes. Mais les uns [les Stoïciens] regardent la matière comme un corps sans qualité ; les autres [les Pythagoriciens, les Platoniciens, les Péripatéticiens] la croient incorporelle ; quelques-uns de ces derniers en distinguent deux espèces, la substance des corps ou matière sensible, et la substance des formes incorporelles ou matière intelligible.

Bouillet: Traité 5 (V, 9) - DE L'INTELLIGENCE, DES IDÉES ET DE L'ÉTHER

(I-II) Comme les hommes, dès leur naissance, sont forcés d'accorder leur attention aux objets sensibles qui les entourent, il en est peu dont l'âme ait assez d'élévation naturelle pour sortir de cette sphère étroite et arriver à contempler l'intelligible. Pour y parvenir, il faut être porté à l'amour, être né véritablement philosophe. Grâce à cette heureuse disposition, on s'élève de la beauté du corps à celle de l'âme, et de la beauté de l'âme à celle de l'intelligence, laquelle est l'image du Bien.

Bouillet: Traité 18 (V, 7) - Y A-T-IL DES IDÉES DES INDIVIDUS?

(I) Pour expliquer l'existence des différences essentielles qui constituent l'individualité de chaque être animé, il faut admettre que chaque âme individuelle est éternelle. Autant il y a d'individus dans le monde sensible, autant il doit y avoir de raisons séminales dans l'Âme universelle et d'idées dans l'Intelligence divine. Il ne s'ensuit pas d'ailleurs que le nombre des raisons séminales et des idées soit infini: car elles sont par leur nature disposes pour faire renaître les mêmes choses quand une nouvelle période recommence.