Chambry: La République X 608c-614a — Imortalidade da Alma

c — Et cependant, dis-je, nous n’avons pas exposé ce que sont les récompenses les plus importantes que rapporte l’excellence, ni les prix qui sont proposés pour elle. Tu parles sans aucun doute d’un ordre de grandeur inimaginable, dit-il, si ces récompenses sont supérieures à celles que nous avons dites !

— Mais, dis-je, qu’est-ce qui, dans une courte durée de temps, pourrait être grand ? Car tout ce temps de la vie, celui en tout cas qui va de l’enfance à la vieillesse, comparé à l’ensemble du temps, pourrait bien n’être que peu de chose, n’est-ce pas ?

— Ce n’est rien, à coup sûr, dit-il.

— Or dis-moi : crois-tu qu’une réalité immortelle doive prendre au sérieux une si petite durée de temps, plutôt que d l’ensemble du temps ?

— Je crois que c’est le second qu’elle doit prendre au sérieux, dit-il. Mais pourquoi dis-tu cela ?

— Ne t’es-tu pas aperçu, dis-je, que notre âme est immortelle et qu’elle ne périt jamais ? Et lui, me regardant avec éfonnement, répondit : — Par Zeus, non. Mais toi, as-tu de quoi fonder cette affirmation ?

— Oui, à moins que je ne sois dans mon tort, dis-je. Et je crois que toi aussi. Il n’y a rien là de difficile.

— Moi, je crois que si, dit-il. Mais je t’écouterais avec plaisir exposer cette chose qui n’est pas difficile.

— Alors tu devrais m’écouter, dis-je. Parle seulement, dit-il.

— Il y a quelque chose que tu appelles le bien, dit-il, et quelque chose que tu appelles le mal ?

— Oui. e — Eh bien est-ce que tu les conçois comme moi ?

— Comment les conçois-tu ?

— Ce qui fait périr, et qui mène tout à sa perte, est le mal ; ce qui le préserve et l’avantage, est le bien. "

— Oui, c’est ce que je pense, dit-il.

— Mais voyons : dis-tu que chaque chose a son mal, et son bien ? Par exemple les yeux 609 ont la maladie des yeux, et le corps tout entier la maladie ; le blé a la rouille du blé, le bois la putréfaction, le bronze et le fer ont la rouille, et c’est précisément ce que je dis : pour presque toutes les choses, il existe un mal, une maladie, naturellement appropriée à chacune ?

— Oui, dit-il.

— Or lorsque l’un de ces maux s’attache à quelque chose, il rend défectueux ce à quoi il s’est attaché, et finit par le détruire et le faire périr tout entier ?

— Inévitablement.

— Par conséquent le mal naturellement approprié à chaque chose, son vice, fait périr chaque chose, ou bien, s’il ne la fait pas périr, c’est que rien d’autre non plus b ne saurait la mener à sa perte. Car il n’est pas possible que le bien, lui, fasse jamais périr quoi que ce soit, non plus d’ailleurs que ce qui n’est ni mal ni bien.

— Comment pourrait-il faire cela, en effet ? dit-il.

— Par conséquent, si nous trouvons, parmi les choses qui sont, une en laquelle il y a sans doute un mal qui la rend mauvaise, sans être cependant capable de la défaire en la faisant périr, ne saurons-nous pas dès lors que ce qui est ainsi naturellement disposé ne subit pas de destruction ?

— Si, on peut s’y attendre, dit-il.

— Eh bien voyons, dis-je. N’y a-t-il pas, pour une âme, quelque chose qui la rend mauvaise ?

— Certainement, dit-il : toutes les choses que cette fois-ci nous avons énumérées : injustice, c manque de discipline, lâcheté, goût de l’ignorance.

— Eh bien est-ce qu’une de ces choses peut la défaire et la faire périr ? Et songe à nous faire échapper à l’erreur de croire que l’homme injuste et insensé, lorsqu’il est pris sur le fait en train de commettre l’injustice, périsse alors "du fait de son injustice, qui est un défaut de l’âme. Procède de la façon suivante : de la même façon que le défaut du corps qu’est la maladie dégrade et fait périr le corps, et le mène à ne plus être un corps, ainsi toutes les choses que nous mentionnions à l’instant, sous l’effet du vice qui leur est propre, qui les détruit d par le seul fait d’être entré en elles et d’y être logé, parviennent au non-être. N’en est-il pas ainsi ?

— Si.

— Eh bien va, examine l’âme aussi de la même manière. Est-ce qu’en étant logés en elle, l’injustice et le vice en général, par le simple fait de résider et d’être logés en elle, peuvent la corrompre et la dévitaliser, jusqu’à la conduire à la mort, et à la séparer du corps ?

— Nullement, dit-il, pour s’en tenir à ce point.

— Cependant il serait irrationnel, dis-je, que ce soit le défaut d’autre chose, et non le sien, qui fasse périr quelque chose.

— Oui, ce serait irrationnel.

— Songe en effet, Glaucon, dis-je, e que ce n’est pas même la mauvaise qualité des aliments, telle qu’elle peut les caractériser eux-mêmes, qu’il s’agisse de leur manque de fraîcheur, ou de leur état de putréfaction, ou de n’importe quel autre défaut, qui peut, croyons-nous, faire périr un corps. Dans le cas où la mauvaise qualité des aliments eux-mêmes se trouve causer au corps un mal du corps, nous affirmerons que par leur intermédiaire, c’est à cause du mal qui lui est propre, à savoir la maladie, que le corps a péri. Mais jamais nous n’estimerons qu’il puisse être détruit du fait de la mauvaise qualité des aliments, qui 610 sont une chose alors que le corps en est une autre, donc du fait d’un mal étranger, qui n’aurait pas pu causer en lui le mal qui est propre à sa nature.

— Ce que tu dis là est tout à fait exact, dit-il.

— Or, selon le même argument, dis-je, si un défaut du corps ne cause pas, à l’âme, un défaut de l’âme, n’esti "mons jamais qu’une âme puisse périr sous l’effet d’un mal étranger à elle, et indépendamment de son défaut à elle, et donc qu’une chose puisse être détruite par le mal d’une autre chose.

— En effet, dit-il, cela est raisonnable.

— Alors ou bien nous devons réfuter cette conclusion, en prouvant que nous avons tort de parler ainsi ; ou alors, tant qu’elle b n’est pas réfutée, refusons l’idée que ce soit sous l’effet d’une fièvre, ou même d’une autre maladie, ou encore du meurtre, aurait-on découpé le corps tout entier en morceaux minuscules, que ce soit pour autant à cause de cela qu’une âme puisse jamais périr, à moins qu’on ne puisse démontrer que par l’intermédiaire de ces souffrances du corps, l’âme elle-même devient plus injuste et plus impie. Mais quand c’est un mal étranger qui se manifeste dans un être, sans que se manifeste le mal propre à chacun, ne laissons jamais prétendre qu’une âme, c ou quoi que ce soit d’autre, puisse en périr.

— Il n’y a pas de doute, dit-il, personne ne pourra jamais prouver que chez ceux qui meurent les âmes deviennent plus injustes du fait de la mort.

— Et si quelqu’un, dis-je, osait s’en prendre à l’argument, et avancer que celui qui meurt devient plus mauvais et plus injuste (pour éviter d’être contraint de reconnaître que les âmes sont immortelles), alors nous estimerons, n’est-ce pas, que si celui qui parle ainsi dit vrai, c’est l’injustice qui est mortelle pour celui qui l’a au même titre qu’on a une maladie, et que c’est d de ce mal, qui tue par sa propre nature, que meurent ceux qui l’attrapent, ceux qui l’ont le plus mourant plus tôt, ceux qui l’ont moins, plus à loisir ; et que les hommes injustes ne meurent pas — comme c’est pourtant le cas en fait — parce que d’autres leur imposent un juste châtiment.

— Par Zeus, dit-il, dès lors l’injustice n’apparaîtrait pas comme une chose si terrible, si elle se révélait comme ce qui provoque la mort de qui l’attrape : elle serait alors un "moyen de se débarrasser de ses maux ; mais je crois plutôt qu’elle apparaîtra, tout au contraire, comme faisant mourir les autres, si elle en est capable, e tandis qu’elle donne à celui qui l’abrite à la fois beaucoup de vitalité, et en plus de la vitalité, de la vigilance. Tant elle est loin, apparemment, d’être à même de provoquer la mort.

— Tu as raison, dis-je. Car sans doute, puisque déjà son propre vice et son propre mal ne sont pas à même de faire mourir et de détruire une âme, le mal assigné à la perdition de quelque chose d’autre aura bien plus de mal à détruire une âme, ou quoi que ce soit d’autre que ce à quoi il est assigné.

— Oui, bien plus de mal, dit-il, en tout cas on peut s’y attendre.

— Par conséquent puisqu’elle n’est détruite par aucun mal qui lui soit propre, ni qui lui soit étranger, 611 il est évidemment nécessaire que cette réalité soit toujours-existante ; et si elle est toujours-existante, c’est qu’elle est immortelle.

— C’est nécessaire, dit-il.

— Eh bien, admettons que ce point soit établi, dis-je. Mais si c’est le cas, tu comprends bien que ce seraient toujours les mêmes âmes qui existeraient. En effet, elles ne pourraient pas devenir moins nombreuses, n’est-ce pas, puisqu’aucune d’elles n’est détruite, ni non plus plus nombreuses. Car si quelque catégorie d’êtres immortels devenait plus nombreuse, tu sais qu’elle le deviendrait en puisant dans ce qui est mortel, et toutes choses finiraient par devenir immortelles.

— Tu dis vrai.

— Eh bien, dis-je, nous n’allons pas admettre cela — car la raison ne le permettra pas — ni non plus par ailleurs b que, dans sa nature la plus vraie, l’âme soit une chose telle qu’elle déborde de contrastes, d’hétérogénéité, et de différence de soi par rapport à soi,

— En quel sens dis-tu cela ? demanda-t-il. "

— Il n’est pas facile, dis-je, de concevoir que soit éternel ce qui est composé de l’assemblage de plusieurs éléments, sauf si c’est l’assemblage le plus beau (comme il nous est à présent apparu que c’était le cas de l’âme ).

— Non, on ne peut s’y attendre.

— Par conséquent, que l’âme soit chose immortelle, à la fois l’argument avancé à l’instant, et d’autres, nous contraindraient à le penser. Mais pour voir ce qu’elle est en vérité, il ne faut pas regarder la chose quand elle est mutilée c par son association avec le corps et par d’autres maux, telle que nous la voyons à présent, mais telle qu’elle est quand elle devient pure : c’est comme cela qu’il faut la regarder de façon adéquate, par le raisonnement ; on la trouvera alors beaucoup plus belle, et on distinguera plus clairement en elle les types de justice et d’injustice, et tout ce que nous venons de décrire. Pour le moment nous avons dit le vrai sur elle, telle qu’elle apparaît dans le présent. Cependant, nous l’avons vue dans un état comparable à celui où on verrait le Glaucos de la mer, quand on ne pourrait pas d encore voir facilement sa nature primitive, du fait que les parties anciennes de son corps seraient les unes brisées et arrachées, les autres usées et complètement mutilées par les vagues, tandis que d’autres parties se seraient incorporées à lui, coquillages, algues et pierres, de sorte qu’il ressemblerait plutôt à une bête qu’à ce qu’il était par nature ; c’est ainsi que nous regardons l’âme, elle aussi, quand sa disposition est modifiée par l’action de dix mille maux. Or, Glaucon, ce qu’il faut, c’est regarder du côté que voici. "

— Lequel ? dit-il.

— Du côté de son amour e de la sagesse, de sa philosophie ; et il faut concevoir ce à quoi elle s’attache, et les fréquentations qu’elle désire, du fait qu’elle est de la même race que ce qui est divin, immortel, et toujours-existant ; et ce qu’elle deviendrait si tout entière elle poursuivait cela, et si, emportée par cet élan, elle s’arrachait au fond de la mer où elle se trouve à présent, et se dégageait des pierres et des coquillages, qui à présent, parce qu’elle se repaît de terre, 612 se sont incorporés autour d’elle, en excroissances terreuses, pierreuses et sauvages, alimentées par ces prétendus banquets du bonheur. On pourrait alors voir sa vraie nature, on verrait si elle a plusieurs formes ou une seule, de quoi elle est constituée, et comment. Mais à présent, à ce que je crois, nous avons exposé convenablement les épreuves qu’elle subit et les formes qu’elle prend dans la vie humaine.

— Oui, certainement, dit-il.

— Eh bien, dis-je, au cours du dialogue nous avons écarté les considérations autres, et nous nous sommes abstenus de faire, comme vous avez affirmé que le faisaient Hésiode ou Homère, l’éloge b des rémunérations de la justice ou des réputations qui en proviennent ; c’est de la justice elle-même que nous avons trouvé qu’elle est ce qu’il y a de meilleur pour l’âme en elle-même, et nous avons constaté que l’âme doit faire ce qui est juste, qu’elle soit ou non en possession de l’anneau de Gygès, et en plus de cet anneau, du bonnet de Hadès ?

— Oui, répondit-il, tu dis tout à fait vrai.

— Alors, Glaucon, dis-je, serait-ce désormais une procédure incontestable que de restituer aussi à la justice et au reste de l’excellence, en plus de leurs mérites propres, toutes les rémunérations c de toute sorte qu’elle assure à "l’âme de la part des hommes et des dieux, aussi bien lorsque l’homme vit encore, qu’une fois qu’il a terminé sa vie ?

— Oui, certainement, dit-il.

— Me restituerez-vous alors ce que vous m’avez emprunté au cours du dialogue ?

— Quoi au juste ?

— Je vous avais accordé que l’homme juste donne l’impression d’être injuste, et l’injuste d’être juste. En effet, vous aviez considéré que, même s’il n’était pas possible que ces choses-là passent inaperçues à la fois des dieux et des hommes, néanmoins il fallait vous les accorder dans l’intérêt de l’argument, de façon que ce soit la justice en elle-même qui fût jugée, en comparaison avec l’injustice d en elle-même. Ne t’en souviens-tu pas ?

— Certes, j’aurais bien tort de ne pas m’en souvenir, dit-il.

— Eh bien, à présent que les voici jugées, dis-je, je réclame, au norn de la justice, une restitution : que nous soyons d’accord nous aussi pour la considérer avec toute la réputation dont elle jouit auprès des dieux aussi bien qu’auprès des hommes, de façon qu’elle reçoive aussi les prix qu’elle retire du paraître, prix qu’elle dispense à ceux qui la possèdent, à présent qu’il est devenu évident qu’elle dispense aussi les biens qui viennent de l’être, et qu’elle ne trompe pas ceux qui se saisissent réellement d’elle. e — Ce que tu réclames là est juste, dit-il.

— Par conséquent, dis-je, vous commencerez par me restituer ceci : que les dieux en tout cas ne manquent pas de s’apercevoir de ce qu’est en fait chacun des deux personnages ?

— Oui, nous te le restituerons, dit-il.

— Et s’ils ne manquent pas de s’en apercevoir, "l’homme juste serait aimé des dieux, et l’injuste haï des dieux, comme nous en étions tombés d’accord au début ?

— C’est cela.

— Et quant à celui qui est aimé des dieux, ne seronsnous pas d’accord que tout ce qui 613 lui vient des dieux est ce qu’il y a de meilleur, à l’exception du mal nécessaire qui peut découler pour lui d’une faute antérieure ?

— Si, certainement.

— Il faut par conséquent, au sujet de l’homme juste, qu’il lui arrive d’être victime de la misère, ou de la maladie, ou de quelque autre mal apparent, faire une hypothèse comme celle-ci : c’est que pour lui, cela finira par tourner en un bien, soit de son vivant, soit après sa mort. Car sans aucun doute, jamais n’est négligé par les dieux l’homme qui veut avoir à cœur de devenir juste, et de pratiquer l’excellence pour se rendre semblable au dieu autant que cela b est possible à un homme.

— Oui, on peut s’attendre, dit-il, qu’un tel homme ne soit pas négligé par qui lui est semblable !

— Par conséquent, au sujet de l’homme injuste, il faut concevoir le contraire ?

— Tout le contraire.

— Pour envisager ce qui vient des dieux, voilà alors ce que seraient les prix récompensant la victoire de l’homme juste.

— Oui, à mon avis en tout cas, dit-il.

— Mais que dire pour ce qui vient des hommes ? dis-je. Est-ce que cela ne se passe pas de la façon suivante, s’il faut dire ce qui est ? Est-ce que ceux qui savent s’y prendre, et qui sont injustes, ne font pas comme ces coureurs qui courent bien quand ils partent d’un bout de la piste, mais pas quand ils reviennent ? Au départ ils "jaillissent à toute vitesse, mais ils finissent c par devenir ridicules, ils ont l’oreille basse, et s’enfuient sans obtenir de couronne. Tandis que ceux qui sont vraiment spécialistes de la course vont jusqu’au but, remportent les prix, et se font couronner. N’est-ce pas aussi la même chose qui arrive le plus souvent aux hommes justes ? C’est quand ils parviennent au terme de chaque action, de chaque relation, et de leur vie, qu’ils jouissent d’une bonne réputation, et se voient conférer les prix par les hommes ?

— Oui, exactement.

— Tu supporteras par conséquent que je dise à leur sujet ce que toi-même tu disais des hommes injustes ? J’affirmerai en effet que ce sont d les hommes justes, lorsqu’ils sont devenus plus âgés, qui exercent dans leur propre cité les fonctions de direction, s’ils désirent ces fonctions, qui se marient dans les familles où ils veulent le faire, et donnent leurs filles à marier à ceux qui leur agréent. Tout ce que toi tu disais des premiers, moi je vais à présent le dire des seconds. Et inversement je dirai aussi des hommes injustes que la plupart d’entre eux, même si quand ils sont jeunes leur injustice passe inaperçue, se font prendre quand ils approchent du terme de leur course et sont objets de risée, et qu’une fois devenus de misérables vieillards, ils se font traîner dans la boue par les étrangers comme par les gens de leur ville, frapper à coups de fouet, et subissent ce que e tu affirmais être des traitements cruels, et tu disais vrai : "...ensuite on les torturera, on les brûlera... " — considère que tous ces mauvais traitements, tu m’as entendu moi aussi affirmer qu’ils les subissent. Eh bien, vois si tu peux supporter ce que je dis là.

— Oui, et très bien, dit-il. Car ce que tu dis là est juste.

— Eh bien, dis-je, pour ce qui échoit à l’homme juste de son vivant, de la part des dieux et de celle des hommes, " 614 en fait de prix, de rétributions, et de dons, en plus des biens que lui a procurés la justice en elle-même, voilà à peu près ce que cela peut être.

— Eh bien, dit-il, ce sont là des choses à la fois très belles et très sûres.