Hípias menor

Diálogo de Platão, sobre a mentira e a verdade. Insuficiência do racionalismo moral de Sócrates. Não chega a nenhuma conclusão.

Chambry: Hippias Mineur 368a-369a – Hippias cientista e técnico enciclopédico

SOCRATE: X. — Allons, Hippias, fais ainsi à loisir la revue de toutes les sciences et vois s’il n’en est pas de même pour toutes. Tu es certainement l’homme le plus habile du monde dans la plupart des arts. Ne t’ai-je pas entendu autrefois t’en vanter, en énumérant tes multiples et enviables talents sur l’agora devant les comptoirs des banquiers ?

Chambry: Hippias Mineur 366c-368a – Exemplos das competências de Hipias

SOCRATE: VII. — Dis-moi, Hippias, n’es-tu pas expert en matière de chiffres et de calcul ?

HIPPIAS: Plus que personne au monde, Socrate.

SOCRATE: Si donc on te demandait quel nombre font trois fois sept cents, tu donnerais, si tu voulais, le vrai produit plus vite et mieux que personne ?

HIPPIAS: Certainement.

SOCRATE: N’est-ce pas parce que tu es le plus capable et le plus savant en cette matière ?

HIPPIAS: Si.

Chambry: Hippias Mineur 366a-366c – Falar falso só pertence àquele que sabe o verdadeiro

SOCRATE: VI. — Arrête un moment : remémorons-nous quelle est ta pensée. Tu dis que les menteurs [pseudos] sont des gens capables, intelligents, savants et habiles aux choses sur lesquelles ils sont menteurs ?

HIPPIAS: Je le dis en effet.

SOCRATE: Et que les gens véridiques [aletheia] et les menteurs [pseudos] sont différents et opposés les uns aux autres ?

HIPPIAS: Je le dis.

SOCRATE: Poursuivons. A ce qu’il paraît, les menteurs sont, d’après ce que tu dis, au nombre des gens capables et habiles ?

HIPPIAS: Assurément.

Chambry: Hippias Mineur 371d-376b — Ninguém é mal voluntariamente

HIPPIAS: XIV. — Non, Socrate, je ne le crois pas ; je crois que c’est parce qu’il avait changé d’avis par simplicité qu’il tient à Ajax un autre langage qu’à Ulysse. Au contraire, quand Ulysse dit la vérité, c’est toujours à mauvaise intention qu’il la dit, et toutes les fois qu’il ment, il en est de même.

SOCRATE: S’il en est ainsi, c’est Ulysse, à ce qu’il semble, qui est meilleur qu’Achille.

HIPPIAS: Pas du tout, Socrate, bien certainement.

Chambry: Hippias Mineur 369a-371d — Retorno a Homero

HIPPIAS: XI. — Je n’en vois pas ainsi, sur-le-champ, Socrate.

SOCRATE: Et tu n’en verras jamais, j’en suis sûr. Si donc je dis vrai, rappelle-toi ce qui résulte de notre raisonnement, Hippias.

HIPPIAS: Je ne vois pas bien, Socrate, où tu veux en venir.

SOCRATE: C’est qu’en ce moment tu ne te sers pas peut-être de ton talent mnémotechnique ; tu crois évidemment qu’il n’y a pas lieu. Eh bien, c’est moi qui vais réveiller tes souvenirs. Tu te rappelles que tu disais d’Achille qu’il était véridique et d’Ulysse qu’il était menteur et rusé.

HIPPIAS: Oui.

Chambry: Hippias Mineur 364d-369a — Posição do Problema

SOCRATE: IV. — C’est fort bien parler. Voyons donc : quand tu as dit qu’Achille avait été représenté comme le meilleur, je pensais comprendre ta pensée, et de même quand tu as dit que Nestor était le plus sage ; mais quand tu as ajouté que le poète avait représenté Ulysse comme le plus rusé, à te dire la vérité, je ne comprends pas du tout ce que tu veux dire par là. Dis-moi donc, pour voir si maintenant je comprendrai mieux, si Achille n’a pas été représenté par Homère comme un homme rusé.