Críton

Sobre os deveres cívicos. Sócrates, modelo de cidadão, renuncia salvar sua vida para permanecer fiel às leis de , às quais dá um sentido religioso, como expressão da vontade de Deus.

Críton

Sobre os deveres cívicos. Sócrates, modelo de cidadão, renuncia salvar sua vida para permanecer fiel às leis de Atenas, às quais dá um sentido religioso, como expressão da vontade de Deus.


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Estrutura do Diálogo

Criton

Chambry: Criton XVII

XVII. — Voilà, sache-le bien, Criton, mon cher camarade, ce que je crois entendre, comme les gens en proie à la fureur des corybantes croient entendre les flûtes, et le son de ces paroles bourdonne en moi et me rend incapable d’entendre autre chose. Dis-toi donc que dans l’état d’esprit où je suis, quoi que tu m’objectes, tu perdras ta peine. Cependant, si tu crois pouvoir réussir, parle.

CRITON: Non, Socrate, je n’ai rien à dire.

SOCRATE: Alors laissons cela, Criton, et faisons ce que je dis, puisque c’est la voie que le dieu nous indique.

Chambry: Criton XVI

XVI. — Allons, Socrate, écoute-nous, nous qui t’avons nourri, et ne mets pas tes enfants, ni ta vie, ni quoi que ce soit au-dessus de la justice, afin qu’arrivé chez Hadès, tu puisses dire tout cela pour ta défense à ceux qui gouvernent là-bas. Car, si tu fais ce qu’on te propose, il est manifeste que dans ce monde ta conduite ne sera pas meilleure, ni plus juste, ni plus sainte, ni pour toi, ni pour aucun des tiens, et que tu ne t’en trouveras pas mieux, quand tu arriveras là-bas.

Chambry: Criton XV

XV. — Réfléchis donc : si tu violes tes engagements, si tu manques à quelqu’un d’eux, quel bien t’en reviendra-t-il à toi ou à tes amis ? Que ceux-ci risquent d’être exilés, eux aussi, d’être exclus de la ville ou de perdre leur fortune, c’est chose à peu près certaine.

Chambry: Criton XIV

XIV. — Voilà, Socrate, les accusations auxquelles, nous t’en avertissons, tu seras exposé, si tu fais ce que tu as en tête ; tu y seras même exposé plus que tout autre Athénien. » Et si je leur en demandais la raison, peut-être me gourmanderaient-elles justement, en me rappelant que plus que tout autre Athénien je me suis engagé à leur obéir. Elles pourraient me dire : « Nous avons, Socrate, de fortes preuves que nous te plaisions, nous et l’État.

Chambry: Criton XII

SOCRATE: XII. — Et si les lois nous disaient : « Est-ce là, Socrate, ce qui était convenu entre nous et toi ? Ne devrais-tu pas t’en tenir aux jugements rendus par la cité ? » Et si nous nous étonnions de ce langage, peut-être diraient-elles : « Ne t’étonne pas, Socrate, de ce que nous disons, mais réponds-nous, puisque tu as coutume de procéder par questions et par réponses. Voyons, qu’as-tu à reprocher à nous et à l’État pour entreprendre de nous détruire ?

Chambry: Criton XI

SOCRATE: XI. — Cela posé, considère la suite. En sortant d’ici sans avoir obtenu l’assentiment de la cité, faisons-nous du mal à quelqu’un, à ceux-là précisément qui le méritent le moins, oui ou non ? et restons-nous fidèles à ce que nous avons reconnu comme juste, oui ou non. ?

CRITON: Je ne peux répondre à ta question, Socrate ; je ne la comprends pas.

Chambry: Criton X

SOCRATE: X. — Admettons-nous qu’en aucun cas il ne faut être injuste volontairement ou qu’il faut l’être en certains cas, en d’autres non ? ou bien reconnaissons-nous qu’en aucun cas l’injustice n’est ni bonne ni belle, comme nous en sommes convenus bien des fois précédemment et comme nous le disions encore tout à l’heure ? ou bien tous ces principes sur lesquels nous étions d’accord antérieurement se sont-ils dissipés en ces quelques jours ?

Chambry: Criton IX

SOCRATE: IX. — Réglons-nous donc sur ces principes reconnus pour examiner s’il est juste que j’essaye de sortir d’ici sans l’aveu des Athéniens, ou si cela n’est pas juste. Si cela nous paraît juste, essayons ; sinon, renonçons-y. Quant aux considérations que tu allègues sur la dépense, sur l’opinion, sur l’éducation des enfants, je crains bien qu’elles ne soient réellement, Criton, celles de ces gens qui font mourir à la légère et qui vous ressusciteraient, s’ils en avaient le pouvoir, sans plus de réflexion, je parle de la foule.