hen

gr. = o um, o Uno. Em Plotino, seguindo o Parmênides de Platão, a causa de todas as causas: nada se pode atribuir ao Uno, sendo por definição não-predicável. Não se pode nem mesmo dizer que o Uno "é", pois assim se atribuiria a ele o ser e o predicado "existência". A mais perfeita substância divina, ao mesmo tempo perfeita transcendência, constante atualidade e poder infinto de produção. (Gandillac)

Brisson & Pradeau: Alma do Mundo

BRISSON, Luc & PRADEAU, Jean-François. Plotin Traités 27-29. Paris: GF Flammarion, 2005, p. 29.

No capítulo 2 do Tratado-6 (Eneada-IV-8), Plotino se pronuncia sobre a maneira pela qual a alma do mundo, por meio de seu poder vegetativo, quer dizer de seu poder descido e logo inferior, vai produzir, quer dizer informar, e governar o corpo do mundo, É então que se colocam os problema da natureza e aquele da providência.

Brisson & Pradeau: Uno e Múltiplo

Segundo Brisson & Pradeau, o duplo caráter de indivisibilidade e de divisibilidade da alma do mundo é que faz Plotino defini-la como "una e múltipla" (hen kai polla). Mesmo unida ao corpo, quando ela é no composto que o vivente, a alma não deixa de habitar menos uma realidade incorporal e inteligível, quer dizer também uma forma (idea). Assim ela pode ser dita "em todo e em nenhuma parte" no corpo e, enquanto forma, ela mora impassível quando só o corpo sofre quando as sensações o afetam.

Bouillet: Traité 9 (VI, 9) - DU BIEN ET DE L'UN

(I-II) C'est par leur unité que les êtres sont ce que comporte leur essence. Ils participent plus ou moins de l'unité selon qu'ils participent plus ou moins de l'être. Ainsi l'âme possède un plus haut degré d'unité que le corps; cependant elle n'est pas l'Un absolu, parce que l'unité de son être renferme une pluralité d'éléments. L'Être universel et l'Intelligence ne sont pas non plus l'Un absolu pour la même raison.

Bouillet: Traité 39 (VI, 8) - DE LA LIBERTÉ ET DE LA VOLONTÉ DE L'UN

(I) Pour déterminer ce que sont en Dieu la liberté et la toute-puissance, il faut commencer par examiner en quoi consistent notre liberté et notre volonté.

On appelle volontaire ce que nous faisons sans contrainte, avec conscience de le faire; dépendant de nous, ce que nous sommes maîtres de faire ou de ne pas faire. Ces deux choses se trouvent le plus souvent réunies, quoiqu'elles diffèrent entre elles. Il est des cas où l'une des deux manque.

Bouillet: Traité 23 (VI, 5) - L'ÊTRE UN ET IDENTIQUE EST PARTOUT PRÉSENT TOUT ENTIER. II

(I) Tous les hommes admettent que l'Être un et identique est partout présent tout entier : car tous disent instinctivement que Dieu est présent en chacun d'eux un et identique. Si l'on considère d'ailleurs les êtres en général, on voit qu'ils aspirent tous à l'unité. Or cette unité, c'est l'Être universel; il est près de nous, et nous sommes en lui. Tous les êtres ne font donc qu'un, en ce sens qu'ils sont tous contenus dans l'Être un et identique, qu'ils l'ont pour principe unique de leur existence.

Bouillet: Traité 33 (II, 9) - CONTRE LES GNOSTIQUES

(I-II) Il y a trois hypostases divines, l’Un ou le Bien, l’Intelligence, l'Âme universelle. — L’Un ou le Bien est, en vertu de sa simplicité même, le Premier et l’Absolu. On ne saurait donc distinguer en lui l’acte et la puissance [comme les Gnostiques ont distingué dans Bythos Ennoia et Thelesis]. L’intelligence réunit en elle même, jusqu’à la plus parfaite identité, le sujet pensant, l’objet pensé et la pensée même.

Bouillet: Traité 12 (II, 4) - DE LA MATIÈRE

(§ I) Les philosophes s’accordent à définir la matière la substance, le sujet, le réceptacle des formes. Mais les uns [les Stoïciens] regardent la matière comme un corps sans qualité ; les autres [les Pythagoriciens, les Platoniciens, les Péripatéticiens] la croient incorporelle ; quelques-uns de ces derniers en distinguent deux espèces, la substance des corps ou matière sensible, et la substance des formes incorporelles ou matière intelligible.

Bouillet: Traité 13 (III, 9) - CONSIDÉRATIONS DIVERSES SUR L'ÂME, L’INTELLIGENCE ET LE BIEN.

Ce livre contient des pensées détachées sur les points suivants :

(I) 1° L’Animal qui est, dont Platon parle dans le Timée, est le monde intelligible, l’ensemble des idées; il est identique à l’Intelligence qui le contemple, en sorte que la chose pensée, la chose pensante et la pensée sont une seule et même chose. L'Âme universelle, au contraire, divise les idées qu’elle conçoit, parce qu’elle les pense d’une manière discursive.

(II) 2° L'Âme s’élève au monde intelligible en ramenant graduellement à l’unité chacune des facultés qu’elle possède.