Chambry

Émile Chambry é um filósofo francês reconhecido por sua tradução da obra de Platão no século XIX.

Chambry: Hippias Mineur 368a-369a – Hippias cientista e técnico enciclopédico

SOCRATE: X. — Allons, Hippias, fais ainsi à loisir la revue de toutes les sciences et vois s’il n’en est pas de même pour toutes. Tu es certainement l’homme le plus habile du monde dans la plupart des arts. Ne t’ai-je pas entendu autrefois t’en vanter, en énumérant tes multiples et enviables talents sur l’agora devant les comptoirs des banquiers ?

Chambry: Hippias Mineur 366c-368a – Exemplos das competências de Hipias

SOCRATE: VII. — Dis-moi, Hippias, n’es-tu pas expert en matière de chiffres et de calcul ?

HIPPIAS: Plus que personne au monde, Socrate.

SOCRATE: Si donc on te demandait quel nombre font trois fois sept cents, tu donnerais, si tu voulais, le vrai produit plus vite et mieux que personne ?

HIPPIAS: Certainement.

SOCRATE: N’est-ce pas parce que tu es le plus capable et le plus savant en cette matière ?

HIPPIAS: Si.

Chambry: Hippias Mineur 366a-366c – Falar falso só pertence àquele que sabe o verdadeiro

SOCRATE: VI. — Arrête un moment : remémorons-nous quelle est ta pensée. Tu dis que les menteurs [pseudos] sont des gens capables, intelligents, savants et habiles aux choses sur lesquelles ils sont menteurs ?

HIPPIAS: Je le dis en effet.

SOCRATE: Et que les gens véridiques [aletheia] et les menteurs [pseudos] sont différents et opposés les uns aux autres ?

HIPPIAS: Je le dis.

SOCRATE: Poursuivons. A ce qu’il paraît, les menteurs sont, d’après ce que tu dis, au nombre des gens capables et habiles ?

HIPPIAS: Assurément.

Chambry: La République X 614a-621d — Descida aos Infernos. O Mito de Er

— Pourtant ces choses-là, dis-je, ne sont rien, pour le nombre et pour la grandeur, en comparaison de celles qui attendent l’un et l’autre de nos personnages une fois qu’ils auront terminé leur vie. Et il faut entendre cela, si l’on veut que chacun d’eux ait reçu complètement ce que l’argument lui devait.

— Voudrais-tu l’énoncer ? avec plus de plaisir. d’autres choses que j’entendrais b avec plus de plaisir.

Chambry: La République X 608c-614a — Imortalidade da Alma

c — Et cependant, dis-je, nous n’avons pas exposé ce que sont les récompenses les plus importantes que rapporte l’excellence, ni les prix qui sont proposés pour elle. Tu parles sans aucun doute d’un ordre de grandeur inimaginable, dit-il, si ces récompenses sont supérieures à celles que nous avons dites !

— Mais, dis-je, qu’est-ce qui, dans une courte durée de temps, pourrait être grand ? Car tout ce temps de la vie, celui en tout cas qui va de l’enfance à la vieillesse, comparé à l’ensemble du temps, pourrait bien n’être que peu de chose, n’est-ce pas ?

Chambry: La République X 595a-608b — Poesia e Imitação

595 — Eh bien, dis-je, j’ai sans doute nombre de raisons, quand je pense à la cité, de considérer que nous l’avons fondée le plus correctement du monde, mais j’en ai surtout quand j’envisage la question de la création poé- tique.

— Sur quel point en particulier ! dit-il.

— Notre refus de tout ce qui en elle est poésie mimé- tique. Car la nécessité de la refuser avec toute l’énergie du monde apparaît, me semble-t-il, b avec encore plus de clarté, à présent qu’ont été distinguées et séparées chacune des espèces de l’âme.

— En quoi ?

Chambry: La République IX 588a-592b — Efeitos da justiça e da injustiça

— Eh bien soit, dis-je. Puisque nous en sommes arrivés à ce point b du dialogue, reprenons ce qui avait été dit au début, et qui nous a menés jusqu’ici. Il avait été dit, n’est-ce pas , qu’il était avantageux de commettre l’injustice, quand on était un homme parfaitement injuste mais qui avait la réputation d’être juste. N’est-ce pas ce qui avait été dit ?

— Si, c’est bien cela.

— Eh bien alors, dis-je, entrons en dialogue avec celui qui prétend cela, puisque nous sommes tombés d’accord sur la puissance respective de la pratique de l’injustice, et de celle de la justice.

Chambry: La République IX 576b-588a — A questão da felicidade

— Est-ce qu’alors, dis-je, celui qui paraît être le plus méchant paraîtra aussi être c le plus malheureux ? Et celui qui aura exercé la tyrannie le plus longtemps et avec le plus d’intensité, aura-t-il été véritablement malheureux avec le plus d’intensité et le plus longtemps ? La masse, elle, a là-dessus une masse d’avis.

— Il est nécessaire de répondre oui, dit-il, en tout cas à ces questions.

Chambry: La République IX 571a-576b — Psicologia do desejo

571 — Celui qui reste dès lors à examiner, dis-je, c’est l’homme tyrannique lui-même : par quelle transformation il provient de l’homme démocratique ; une fois né, quel genre d’homme il est ; et quel genre de vie il mène, malheureuse ou bienheureuse

— Oui, en effet, c’est lui qui reste encore, dit-il.

— Or sais-tu, dis-je, ce dont je regrette encore le manque !

— Qu’est-ce ?